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Donald Trump dévoile sa stratégie de sécurité nationale

Le président américain a dévoilé une nouvelle stratégie de sécurité nationale qui évoque avant tout son slogan fétiche de campagne « America first ». La Chine et la Russie défiant la puissance, l’influence et les intérêts des USA, y sont décrites comme adversaires. Tandis que dans le même chapitre, l’Iran et la Corée du Nord sont considérés comme de « grands ennemis qui déstabilisent l’un la péninsule coréenne et l’autre le Moyen-Orient », et « menacent la sécurité des citoyens américains et les alliés de la Maison Blanche ».

La Russie dénonce déjà cette « stratégie à caractère impérialiste ».

Clauses concernant l’Iran

« Les USA sont en train de mettre en place un système de défense antimissile multicouche qui, axé sur l’Iran et la Corée du Nord, vise à défendre leurs alliés », affirme Trump, se réservant ainsi le droit de l’ingérence au Moyen-Orient.

Dans sa stratégie, Trump qui ne manque pas de citer fréquemment le nom de l’Iran, le qualifie de « protecteur crucial du terrorisme », tout en se taisant sur le soutien américain à Daech et à d’autres milices qui depuis 2011 sèment la mort en Irak et en Syrie entre autres. Sans souffler sur l’origine du chaos au Moyen-Orient le document accuse l’Iran de « profiter du chaos et de l’instabilité au Moyen-Orient pour étendre » et « homogénéiser son influence » et de « mener des cyberattaques contre les intérêts de l’Amérique ».

Le terme d’hégémonie est fréquemment utilisé dans le texte pour décrire ce qui est appelé en diplomatie « rapport d’un État avec ses voisins ». Comble de ridicule, le document lave Israël de toute implication dans le chaos et la violence en Asie de l’ouest, tout en taxant de terrorisme « toute forme de résistance » à « Pax Americana » : « À l’heure actuelle, les menaces que représentent les organisations terroristes ainsi que l’Iran laissent à croire qu’Israël n’est pas à l’origine des défis de la région. »

La partie « Iran » du texte finit sur une menace, celle de créer une coalition anti-iranienne qui depuis son annonce en mai 2017 à Riyad, peine toujours à naître:

« Revitalisant nos alliances traditionnelles, dont le Conseil de coopération du Golfe (Persique, NDRL), nous parviendrons à notre engagement de mettre le Moyen-Orient sur la voie de la prospérité et de la stabilité », a prétendu le président américain dans un des passages de sa stratégie.

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